Le marché de l'emploi en Tunisie

Le projet CORP :
Des conseillers formés dans l’orientation, la reconversion et le placement au service de votre entreprise !


L’idée de ce projet est née à partir d’un constat clair que nous avions effectué lors des projets précédents liés à l’employabilité des jeunes. Il existe un réel problème de « matching » entre les besoins des entreprises en termes de ressources humaines et les profils / qualifications d’un grand nombre de chercheurs d’emploi.

Dans ce cadre, l’AHK Tunisie s’est proposée de mettre en place une plateforme chargée de rapprocher ces deux groupes de populations qui sont indispensables l’un à l’autre. Concrètement, cela se traduira par la création d’un Centre d’Orientation, de Reconversion et de Placement. L’une des nouveautés introduite dans ce centre sera la notion de reconversion, encore très peu présente en Tunisie. En effet, il existe de nombreux secteurs saturés mais également un grand nombre de secteurs demandeurs. Le but serait de créer un désengorgement des secteurs saturés vers les secteurs demandeurs à travers des formations de reconversion adaptées en concertation avec les entreprises concernées.

Pour cela, il nous faut impérativement former des conseillers compétents au niveau des trois tâches que sont l’orientation, la reconversion et le placement. Ils auront un rôle central de lien entre le chercheur d’emploi et l’entreprise. La première partie du projet prévoit donc la formation de Conseillers pour le centre mais également en « freelance » car nous considérons que ce métier est nécessaire et qu’il doit se développer sur l’ensemble du pays.

Pour mieux comprendre les besoins dans le perfectionnement des nouveaux conseillers, nous avons entamé depuis le mois de mars des discussions avec un grand nombre de cabinets de placement pour identifier le rôle et les tâches précises de leurs conseillers. Nous sommes également allés à la rencontre des conseillers de l’ANETI dans de nombreuses villes comme Djerba, Zarzis, Le Kef, Gafsa, Kairouan… Ces nombreux échanges nous ont permis de constater des difficultés majeures dans les « process » d’orientation et de placement. De plus, nous avons noté que la notion de reconversion est totalement inexistante sur le marché tunisien.

Ainsi,  ces conseillers d’un nouveau genre qui seront formés dans le cadre du projet CORP, auront une particularité très importante : Ils vont suivre une formation pointue qui visera à maîtriser, en plus de l’aspect chercheur d’emploi, les besoins précis des entreprises et ainsi les accompagner dans leurs recherches des meilleurs candidats. Ils mettront également à disposition des entreprises,  programmes de formations de reconversion pour permettre de développer les compétences des futurs salariés dans plusieurs postes clés de l’entreprise. Il est à noter que les programmes de formation de ces conseillers nous seront fournis par les IHK présentes en Allemagne et connaîtront bien évidemment une adaptation en fonction des besoins du marché tunisien.
Enfin, il faut savoir que lors des deux premières années, deux métiers profiteront de la reconversion et les candidats formés seront placés au sein des entreprises. L’ensemble des étapes telles que l’identification des profils, la sélection des candidats, les formations ainsi que les placements sera totalement pris en charge par le projet durant ces deux premières années. C’est donc une grande opportunité pour les entreprises de profites de profils correspondant à leurs besoins.

Vous êtes intéressés par ce projet et souhaitez disposer d’une main d’œuvre qualifiée entièrement formée, n’hésitez pas à contacter Mr Fennira Youssef ou Mlle Chaar Manel pour vous tenir informé des détails du projet CORP.

La formation professionnelle en Tunisie


La formation professionnelle pour l’économie: responsabilité entrepreneuriale et accompagnement par des mesures étatiques

Huit entreprises leader dans le secteur automobile se sont engagées pour la promotion de la relève dans le cadre de ce projet, afin d’investir d’une façon durable dans la réforme de la formation professionnelle adapté à leurs besoins concrets. En plus d’une intégration directe du secteur privé de la part des institutions étatiques, ce point de départ pilote demande avant tout une réorientation dans l’organisation de la composante en entreprise de la formation professionnelle. Pour la première fois, les entreprises ont pu choisir eux même leurs futurs stagiaires dans le cadre d’une journée de sélection et seulement ceux qui ont été accepté par une des entreprises participantes au projet ont été admis pour la classe 2013 en BTS MAVA. 

Parmi les apprenants, cette approche phare a renforcé la motivation ainsi que les perspectives de qualification et leurs permet déjà au cours de la formation à prendre des responsabilités eux même, se perfectionner et participer activement dans le développement de l’entreprise afin d’obtenir dans le cas idéal un poste en tant que mécanicien dans ladite entreprise après la formation. L’entreprise formatrice de son côté investit dans la jeune relève qui correspond aux exigences en qualité et innovation et qui maitrise les compétences techniques demandées. Ainsi, l’entreprise peut éviter un manque du personnel qualifié, des erreurs de recrutement et par la suite se procurer également un avantage concurrentiel vu un taux de fluctuation réduit.

Relier l’innovation avec la durabilité: Garantir des standards de qualité dans la formation professionnelle

Pour réussir, l’approche de la formation professionnelle duale doit cependant respecter des standards de qualité dans la formation en entreprise, qui sont non seulement appliqués par les entreprises eux même, mais aussi par les apprenants (stagiaires). Pour y parvenir dans l’axe pratique de la formation professionnelle, il faut prévoir, à part une surveillance continue et une certification des entreprises formatrices, des tuteurs qualifiés au sein de l’entreprise, qui n’est pas seulement responsable du processus de la formation, mais plutôt pour un accompagnement de la jeune relève pendant toute la formation, comme le disait Slim Rekik de l’entreprise Ennakl. L’AHK Tunisie va encourager et accompagner le choix des tuteurs dans le futur par un programme qualifiant et certifié par le DIHK en Allemagne, qui est intitulé ‚Ausbildung der Ausbilder International (AdA) – formation des formateurs internationaux’.

Dans une prochaine étape – à partir de mi-2014 – un comité de la formation professionnelle chez l’AHK va commencer ses travaux, dont la tâche principale sera, à part des questions fondamentales concernant l’innovation dans la formation professionnelle, mais aussi une garantie durable des standards de qualité bien définis, ainsi que le planning et les préparatifs du lancement d’un examen certifiant les apprenants en entreprise.

La mise en œuvre d’une idée: La formation professionnelle va en ligne

Pour ce projet pilote dans le secteur automobile, un nouveau logiciel basé sur le web a été développé et présenté officiellement le 28 avril 2014. Par un portail éducatif en ligne, le logiciel garantira une documentation globale du contenu de la composante pratique de la formation professionnelle. À part une documentation électronique pour les apprenants, le logiciel permet une surveillance continue par les tuteurs au sein de l’entreprise, le centre de formation participant ainsi que l’AHK, en tant que organisme de coordination chargée de la coopération avec le secteur privé.

Après la fin des formations en logiciel mi-juin 2014, la documentation globale du programme de formation en BTS MAVA va aller en ligne comme projet pilote tuniso-allemand, visant à créer un système de formation professionnell qui se base sur les besoins du secteur privé à travers une approche innovatrice et les moyens des technologies de l’information, en mettant l’accent sur la responsabilité et l’initiative entrepreneuriale. L’ATFP accompagne se processus activement et prévoit de transmettre le modèle, après une phase de test, dans d’autres centres de formation professionnelles.

Pour plus d’informations veuillez contacter Mme. Anne Elisabeth Ludwigs

 

 

Etude sur le projet ORF1 sur la situation de l'emploi en Tunisie


Relier l’innovation avec la durabilité: la formation professionnelle va en ligne
Le Pacte pour l’emploi en Tunisie évolue dans la phase de consolidation avec des exemples concrets

Comment faire face aux défis actuels sur le marché du travail tunisien avec une approche innovatrice, les moyens des technologies de l’information, aussi avec l’expertise allemande dans la formation professionnelle? La réponse se trouve dans une réforme de la formation professionnelle, qui se base sur la responsabilité et l’initiative entrepreneuriale, accompagné par des mesures étatiques ainsi qu’une surveillance continue des standards de qualité. Aperçu d’un projet pilote tuniso-allemand...

Défi tunisien: chômage structurel des jeunes et manque dans la jeune relève qualifiée

Deux notions centrales caractérisent le marché tunisien, même trois ans après la révolution de l’année 2011 et constituent des défis de plus en plus grands non seulement pour les entreprises, mais aussi pour la politique: le chômage structurel des jeunes et le manque d’une jeune relève qualifiée. Selon les informations actuelles de l’institut national de la statistique le chômage des jeunes varie entre 30 et 35 pour cent. Cela est dû avant tout au fait que la Tunisie fait face á une structure asymétrique du marché du travail, qui est marqué par un manque d’équilibre quantitatif ainsi que qualitatif, comme l’a précisé l’économiste Mohamed Kriaa.

Selon l’analyse du Réseau tunisien d’intelligence et de Veille Economique, la formation professionnelle atteint que 10 pourcent dans la domaine de l’éducation, par rapport à l’éducation universitaire et supérieure qui représentent 90 pourcent. Cette situation contraste avec la demande effective du marché: plus que 100.000 postes de travail dans le domaine artisanal et manuel ne peuvent pas être comblé, dû à un croissant manque dans le personnel qualifié. C’est pour cela que l’objectif premier de la politique tunisienne devrait être d’une part l’amélioration de l’image de la formation professionnelle qualifiante et d’autre part l’ajustement du système de formation national aux besoins réels du marché du travail, mais ce dernier peut que se faire par une intégration durable du secteur privé dans le système de la formation tunisienne.

Projet pilote: Un Pacte pour l’emploi pour la Tunisie

L’Allemagne entretient la réputation d’un modèle économique phare en Tunisie. Vu ses expériences positives dans la domaine de la formation professionnelle duale, elle peut apporter une contribution importante à l’augmentation de la qualification et l’amélioration des possibilités d’emploi des jeunes - c’est l’aspiration ainsi que le but du Pacte pour l’emploi en Tunisie, qui est réalisé dans le cadre du partenariat tuniso-allemand pour la transformation, financé par le ministère des affaires étrangères allemande et coordonné par la sequa gGmbH, dont le siège se trouve à Bonn en Allemagne. L’AHK Tunisie soutient le programme et surtout le projet 4 dans le cadre du Pacte pour l’emploi en tant que consultant local et partenaire des entreprises tunisiennes et allemandes sur place.

L’objectif principal du projet 4, sous la direction de la chambre de commerce d’Hambourg, sont des mesures pour l’intégration durable du secteur privé dans la formation professionnelle, par exemple dans le secteur automobile en mettant l’accent sur la maintenance. En concertation et collaboration étroite avec les partenaires tunisiens dans la formation professionnelle, tels que le ministère pour formation professionnelle et l’emploi (MFPE) ainsi que l’agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP), subordonné au ministère, le centre de formation professionnelle pour la mécanique automobile (CSFMA Ariana) à Tunis a été choisi comme centre pilote de la part du gouvernement tunisien.

Sur la base d’une analyse des besoins actuels en qualification dans le secteur de la maintenance automobile, des groupes de travail mixtes, composés des représentants des institutions étatiques et notamment des entrepreneurs actifs sur le marché d l’automobile en Tunisie, ont été mis en place, afin de créer les préconditions pour le développement durable d’un partenariat avec le secteur privé selon l’exemple du système duale allemand. Au cours d’une première étape le programme d’étude cadre de la formation en maintenance automobile (MAVA) en niveau BTS (Brevet de technicien supérieur), a été révisé. Le résultat est un programme de formation qui se base sur les besoins du secteur privé, en prévoyant une répartition claire des modules d’apprentissage pour la composante scolaire ainsi que surtout la composante qui concerne l’entreprise formatrice.